Can’t Stop The Dread


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Mme Sonia Pottinger est l'une des pionnières du reggae en Jamaïque. Mariée puis divorcée en 1965 du producteur de musique Lyndon Pottinger, elle a ouvert son magasin de disques Tip Top en 1965 et a commencé à enregistrer des artistes en 1966. Elle a été la seule femme productrice de disques jamaïcaine jusque dans les années 1980, dirigeant ses labels vénérés Gay Feet et High Note dans ce magasin de disques d'Orange Street, à Kingston. Après quelques petits succès pendant la période ska, elle a fait une percée dans l'ère rockteady avec des succès gigantesques de The Melodians, The Gaylads, Ken Boothe, Stranger & Patsy et Delano Stewart. En 1974, elle a acheté le label Treasure Isle à son ami de longue date Duke Reid, peu avant sa mort. Dans les années 1970, elle a réalisé d'excellentes productions d'artistes de premier plan sur la scène musicale jamaïcaine tels que Culture, Marcia Griffiths, Justin Hinds, U Roy, Bob Andy et Big Youth. En 1985, elle a quitté le monde de la musique. Sonia Pottinger est décédée chez elle à Kingston le 3 novembre 2010.



Doctor Bird Records, une division de Cherry Red Records, est spécialisée dans les sons jamaïcains vintage sous licence du légendaire catalogue de Trojan Records. L'une de leurs dernières sorties est cette compilation complète des meilleurs travaux de production de Sonia Pottinger sur le thème des racines, du milieu à la fin des années 70. La majeure partie de cette collection a été enregistrée dans le célèbre studio Treasure Isle de Duke Reid, sous la supervision du célèbre ingénieur du son Errol Brown. Pourtant, malgré la popularité de ces singles, beaucoup sont restés indisponibles depuis leur sortie originale il y a plus de quatre décennies. Le coffret de cd dbl à prix abordable, qui comprend presque entièrement des titres nouveaux sur cd plus huit enregistrements inédits, est accompagné d'un livret contenant de belles photos et d'intéressantes notes.



Can't Stop The Dread est une collection de grande qualité et sans aucun doute un cadeau du ciel pour tout fan de reggae roots des années 70. En regardant la liste des artistes présentés sur ce plateau, vous trouverez les noms d'artistes connus ainsi que ceux d'artistes moins connus mais qui méritent quand même d'être vérifiés. Le premier disque commence en beauté avec un commentaire social intitulé Sufferer's Child des Silvertones avec Delroy Denton comme chanteur principal. Ensuite, les deux disques maintiennent facilement le rythme et l'intérêt tout au long de la soirée grâce à leur beau mélange de voix, de versions deejay et d'instruments, ce qui montre la polyvalence de Mme Pottinger. Il y a tellement de classiques que c'est presque une mission impossible de les citer tous. Restons-en donc aux morceaux qui impressionnent le plus, comme par exemple How Can I Get Over des Chantells et les versions 12″ des magnifiques Wipe Your Weeping Eyes et Whole Lot Of Feeling de Justin Hinds & The Dominoes. D'autres offres impressionnantes sont Get Up de Jackie Edwards, Babylon A Run Come de The Mellows, la table de conférence animée de Delroy Wilson, la version deejay de Culture's Never Get Weary de Joe, et Let It Out de The Slickers sous le pseudonyme The Survivors, qui tombe sur un riddim style rockers. Tout aussi bons sont I Roy's Babylon Road, Mikey Dread's Roots Man Revival, Leroy Smart's message tune Too Much Grudgefulness, Jah Thomas's deejay version de Culture's This Train intitulé Righteous Train, et le couple de morceaux de Well Pleased And Satisfied et peu connu The Africans, un duo composé de Keith Simms et Winston Palmer. Tous les enregistrements de ce set mettent en vedette le groupe de house de Channel One, The Revolutionaries, que l'on peut entendre seul sur le méchant single de 1978 Regulation 15, qui est évidemment surpassé par leur collaboration avec le trompettiste Bobby Ellis sur la version 12″ du toujours populaire Shank I Sheck.


Une véritable explosion du passé ! Un set qui ne doit pas être ignoré car il doit tout simplement faire partie de la collection de tout fan de reggae.



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